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Remise du trophée de première entreprise marocaine de l'année 2015 au représentant de l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) le 19 octobre au Sofitel Hôtel. Remise du trophée de première entreprise marocaine de l'année 2015 au représentant de l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) le 19 octobre au Sofitel Hôtel. © Copyright Afrique Progrès Magazine

Classement des 500 plus grandes entreprises marocaines : le rendez-vous de tous les patrons vient de rendre son 15ème verdict Spécial

OCP, Maroc Télécom, ONEE, la liste des trois premières grandes entreprises du Royaume n’a pas changé cette année aussi, mais le récapitulatif annuel de l’activité des sociétés marocaines quant à lui mérite bien une attention toute particulière.

D’après les chiffres publiés ce mercredi 19 octobre au Sofitel Hôtel lors de l’annonce du classement des 500 premières entreprises du Royaume, l’Office Chérifien des phosphates est en tête, suivi dans l’ordre, de Maroc Télécom, ONEE, du Groupe Renault, Afriquia SMOC, SAMIR, Royal Air Maroc, Vivo Energy Maroc, Total Maroc et en dixième position la Société Marocaines des Tabacs.

Le classement à ce niveau n’est dominé par aucun secteur d’activité, ce qui laisse voir une économie marocaine fortement diversifiée. Il est à noter toutefois que l’activité des 500 grandes entreprises marocaines a connu une régression notable. Les 500 grandes entreprises cumulées ont connu un recul net de la croissance – 6,3% d’après les chiffres publiés par nos confrères du Magazine Economie Entreprises à l’origine de ce classement.

De l’avis des économistes, ce recul est dû aux pertes enregistrées par la société marocaine de raffinage, SAMIR, mise en liquidation par le tribunal de commerce de la ville de Casablanca le 1er juin dernier à l’issue d’un procès en appel. Courant 2014, la SAMIR avait connu des pertes de 3,4 milliards de dirhams. En cause, la chute des prix du baril de brut, une situation qui’ n’est jamais revenue à la normale puisque le baril reste autour de 50 dollars. La situation en 2015 s’était dégradée, le passif de la société était passé au-dessus de la barre de 40 milliards de dirhams.

L’autre cause possible du défaut de croissance des 500 plus grandes entreprises marocaines est liée à la bourse, -8,0%, au secteur de la construction qui connait aussi une forte régression, -25,9%, aux hydrocarbures, -10,7%.

 

Les leaders parlent de l’innovation

Certes les budgets affectés à l’innovation restent en deçà de la marge recommandée, 5% du chiffre d’affaire de l’entreprise. Mais les leaders de ce classement des 500 évoquent des innovations ayant simplifié le travail, optimisé le coût et multipliés les revenus. C’est le cas du représentant de l’office chérifien des phosphates qui soutient que la position en tête de ce classement de l’OCP est liée à « beaucoup d’innovation au niveau des process » que l’entreprise a développé récemment. En tête, le système de pipeline slurry. Grâce à cette innovation le géant mondial du phosphate a bouleversé le processus industriel, réduisant le coût du transport par un pipeline hydraulique sur 187 km, lequel permet aussi de doubler les objectifs de croissance des volumes.

A titre de rappel, OCP, la première société dans le classement des 500 premières entreprises, produit près de 28 millions de tonnes de roche de phosphate, 3 millions de tonnes P2O5 d’acide phosphorique et 4 millions de tonnes d’engrais (MAP, DAP…). Selon des chiffres récents, les exportations d’engrais compterait à 19%, les exportations de roche phosphatée seraient de 33% tandis que les exportations d’acide phosphoriques seraient de l’ordre de 47%.

In fine, il est clair aujourd’hui que l’avenir des entreprises, se jouera sur le terrain de l’innovation. Dans ce sens Michel El Maleh conseille d’éviter la bureaucratie et de créer l’intelligence collective. Le membre du comité exécutif en charge de l’innovation chez Deloitte France, met en garde contre le risque de perte d’emploi de la classe moyenne très peu formée. « Les mieux formés seuls pourront résister dans notre monde » déclarait Michel El Maleh au cours de son intervention. Une situation qui invite à mettre en place des écoles capables d’offrir à tous un enseignement de qualité. Onésiphore Nembe/Afrique Progrès Magazine

Onésiphore NEMBE

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