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Pauline Adam Kalfon, Directrice Conseil Assurance chez PwC Pauline Adam Kalfon, Directrice Conseil Assurance chez PwC Copyright © Afrique Progrès Magazine

Assurance et réassurance : quelques nouvelles techniques pour faire face aux risques émergents dans un monde globalisé Spécial

Réunis à Casablanca dans le cadre de la troisième édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance, de nombreux assureurs et réassureurs marocains, leurs confrères venus de tout le continent africain et des experts internationaux peaufinent depuis le mercredi 13 avril les stratégies afin de mieux faire face aux risques émergents dans un monde globalisé.

Kidnapping et rançon, objets connectés et cybercriminalité, voici quelques risques que les assureurs et réassureurs explorent depuis deux jours à l’Hôtel Hyatt Regency de Casablanca. Ce train de conférences qui se tiennent dans le cadre de la troisième édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance, vise à permettre à l’ensemble des opérateurs du secteur de mieux percevoir les enjeux et les pratiques de pays avancés dans ces secteurs nouveaux pour le continent africain.

La collaboration entre l’assureur et d’autres acteurs tels que la famille et les experts pour des cas de kidnapping est une exigence fondamentale. C’est aussi le cas des risques environnementaux qui entament quant à eux les consultations et expertise de structures spécialisées. Dans son allocution Pierre Edouard Fraigneau, directeur commercial Afrique du Nord AIG dresse le panorama des Kidnapping dans le monde. Certains pays africains comme le Nigeria, la Somalie ou le Niger ont été évoqués comme des théâtres de prise d’otages réguliers. M. Fraigneau précise toutefois que ces kidnappings concernent dans de nombreux cas des cadres occidentaux travaillant dans des secteurs miniers en Afrique. Les rançons moyennes en Somalie restent de l’ordre de trois millions de dollars. « En Somalie la valeur moyenne d’un occidental c’est au bord de 3 millions de dollars » avance le directeur commercial Afrique du Nord AIG.

M. Fraigneau précise que « Si les ravisseurs se voient qu’ils sont en contact avec les professionnels de la négociation » cela gonfle leur attente. Donc il s’agit dans ce cas de faire appel à un membre de la famille afin de mener la négociation sous l’égide d’une entreprise de communication experte en la matière. La participation de ces acteurs participe à diminuer les rançons qui deviennent plus ou moins acceptables. « Aucune médiatisation, ça rajoute énormément de problèmes … ça augmentent les attentes, faut arriver à cloisonner l’événement » conclut-il.

D’autres risques liés à l’environnement ont été explorés. Les questions en l’occurrence étaient de savoir : qui paie, dans quelle condition et comment ? Pour Jean Luc Gourgeon, intervenant dans le troisième panel de ce jeudi 14 avril, il faut que l’incident soit un cas fortuit. En cas de sinistre dans la nature, exemple évoqué par M. Gourgeon, le paiement peut consister en une remise de la nature en l’Etat. Il peut s’agir dans ce cas de réintroduire une espèce disparue par le fait du client. Là encore l’assureur fait appel à des experts et, plus tôt les dispositions sont prises, mieux les dommages peuvent être cernés, voire même éradiquer.

Une émergence de nouveaux acteurs dans le secteur de la cyber-assurance

Toujours au cours des interventions de ce jeudi 14 avril, Pauline Adam Kalfon, Directeur Conseil Assurance, PricewaterhouseCoopers, a appelé les assureurs africains traitant des cyber-assurances à « mettre en place les bonnes procédures chez les clients pour limiter le risque sachant qu’on ne peut pas l’éviter ». Toutefois la difficulté à ce niveau se pose sur le montant des primes. Mme Kalfon, suggère la mise en place d’un « questionnaire rébarbatif » afin de déterminer la prime. En cas d’attaque « l’assureur doit pouvoir mettre en place le meilleur plan de remédiation » affirme Mme Kalfon. Mais de nouveaux acteurs entrent dans le marché des assurances et pourraient constituer des concurrents aux assureurs. Du coup l’assureur traditionnel va devoir lutter pour « trouver sa place dans cet écosystème », ce qui passe certes par la récupération « des bonnes données » soutient Mme Kalfon. Mais la Directrice Conseil Assurance, PriceWaterhouseCoopers déclare qu’il faut « savoir les traiter [les données] également, avoir la capacité d’échanger, parce que si on reste uniquement tourné sur nos propres données » on reste à la traine. In fine Mme Kalfon appelle l’assureur à « Etre capable de faire le lien avec des événements similaires qui se sont produits ».

C’est donc un ensemble de techniques expérimentés par les assureurs occidentaux et auxquels le secteur des assurances africains commence à faire face qui ont été discutées au cours de cette journée du jeudi. Certaines personnalités africaines venues à ce rendez-vous ont d’ailleurs reconnu le grand apport de Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance pour le continent qui piétine encore à 2% du taux de pénétration des assurances. Onésiphore Nembe / Afrique Progrès Magazine

Onésiphore NEMBE

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