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Le 6 décembre dernier on assistait à Rabat au vernissage de l’exposition de vidéos prises avec des migrants au cours de deux ateliers co-organisés par plusieurs institutions, dont l’université de Keele et l’université d’Edinburg. Ces morceaux d’images sont un plaidoyer pour la reconsidération des migrants au Maroc, cela même si le traitement apporté à la vingtaine de participants à cet atelier dénote la poursuite de l’exploitation des migrants.

Entre les espoirs des migrants au lendemain du lancement historique de l’intégration, le 1er janvier 2015, et les déclarations des autorités marocaines, qu’en est-il en vérité trois ans après le démarrage de ce processus qui se voulait historique ? L’équipe d’Afrique Progrès Magazine est allée sur le terrain constater la situation des artistes étrangers régularisés : elle s’avère désastreuse et ne laisse point augurer d’une intégration dans un avenir proche.

RABAT BLUES FESTIVAL : Un essai à transformer

vendredi, 24 novembre 2017 12:35

Un festival du Blues au Maroc est une innovation dont l’idée revient à Alex Boicel, producteur et promoteur indépendant basé à New York, qui a un palmarès impressionnant de créations de festival à son actif dont le Festival Nuits d’Afrique de Montréal (31e édition), le Womart, un festival de musique africaine et musiques du monde, et plus récemment le Festival Mondial de Musique des Femmes d’ici et d’ailleurs toujours à Montréal. Ce festival des Femmes avait été lancé dans un club de Montréal, c’est la même approche qu’Alex Boicel a utilisée pour le lancement du Rabat Blues Festival en choisissant comme lieu le DHOW, un bateau restaurant et lounge bar, amarré sur le fleuve Bouregreg, au pied des Oudayas.

+++ Du changement se confirme à la direction générale de l’Unesco.

Pour arriver au site du festival Taragalte, on quitte la route pour une piste de sable qui traverse une magnifique palmeraie ; et après avoir passé une porte qui est l’une des rares constructions en pierre dans ce vaste espace, les dunes s’offrent à perte de vue. La scène principale du festival, bien équipée en projecteurs et sono, est visible de partout ; aux alentours, des bivouacs ont été préparés avec des tapis berbères posés sur le sable, un lieu de restauration, un souk d’artisanat local sont prévus, on se retrouve dans une ambiance qui rappelle l’arrivée des caravanes qui traversaient le désert jadis et que les dromadaires présents nous rappellent. Mais ces derniers sont rassemblés, en fait, pour une joyeuse course, le samedi après midi. Dans la journée, les festivaliers occupent peu à peu les crêtes des dunes et modifient l’horizon proche de la scène pendant que les artistes sont en répétition.