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Boko Haram : Bilan de 100 jours à la tête du Nigeria de Muhammadu Buhari

08 septembre, 2015

A l’arrivée de Muhammadu Buhari à la présidence de la république du Nigeria le 29 mai dernier, l’espoir de voir disparaître Boko Haram quelques semaines plus tard était fort. Dans la foulée le nouveau chef d’Etat assurait le mercredi 1er avril 2015, soit 24 heures après son élection qu’il allait « débarrasser la nation de la terreur » le plus vite possible. 100 jours plus tard, qu’en est-il de Boko Haram ?

Boko Haram : l’armée nigériane reprend la ville stratégique de Gamboru

02 septembre, 2015

Prise une première fois par les islamistes de Boko Haram au mois d’août 2014 et reprise le 3 février dernier à la suite de deux jours d’intenses frappes aériennes menées conjointement entre les armées camerounaise et tchadienne, Gamboru était de nouveau passé sous le contrôle des combattants de la secte. Ce mardi 1er septembre l’Etat-major nigérian a annoncé la reprise de la ville.

Nigeria : Muhammadu Buhari ordonne la fin de Boko Haram d’ici trois mois

14 août, 2015

Trois mois, voici le temps accordé à l’armée par Muhammadu Buhari pour en finir avec Boko Haram. Le nouveau chef d’Etat nigérian qui a mené depuis son arrivée au pouvoir un marathon de visites dans la sous région et auprès de certains partenaires occidentaux à l’instar des Etats-Unis, veut en finir avec la secte dans les trois prochains mois.

Diplomatie : Muhammadu Buhari et Paul Biya de nouveau ensemble ?

31 juillet, 2015

A quelques jours du lancement de l’assaut final contre les islamistes de Boko Haram, Muhammadu Buhari s’est rendu au Cameroun à la rencontre de son homologue camerounais Paul Biya, question de soigner la bavure du 3 juin dernier, lorsque le nouveau chef d’Etat nigérian avait visité le Tchad et le Niger, deux pays engagés dans la guerre contre les radicaux, sans se rendre au Cameroun.

Nigeria : Boko Haram oblige le report des élections présidentielles et législatives.

08 février, 2015

 

La double élection nigériane prévue le samedi 14 février, vient d’être repoussée au 28 mars prochain. En cause : les difficiles opérations de l’armée contre Boko Haram, un fait qui ne permet pas d’assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire si les élections étaient maintenues.

Ce qui restait une vague évocation s’est confirmée ce samedi soir : le report de la double élection du 14 février prochain. L’annonce de ce report a été faite par la commission électorale indépendante du Nigeria (INEC), quelques heures après la demande de Sambo Dasuki, conseiller national à la sécurité. Le conseiller à la sécurité mettait en avant le fait que les opérations militaires menées en ce moment contre Boko Haram sont très difficiles et qu’« en raison de cela, il ne lui sera pas possible d’assurer la sécurité adéquate des élections ». Ce recul des élections, si justement dissimulé derrière le motif de la sécurité territoriale et l’admirable souci de préserver les foules des kamikazes islamistes en activité depuis 6 ans, a été reprouvé par le congrès progressiste, principal parti d’opposition à Goodluck Jonathan et les douze autres candidats en lice.

Ramené au 28 mars prochain, soit 6 semaines en arrière, les élections pourront-ils tenir lieu effectivement ? Des doutes à ce niveau sont nourris aujourd’hui par la possible intervention de la force multinationale avant cette date. Du coup on peine à croire que le Nigeria tiendra une élection alors que cette force africaine sera en pleine campagne contre les islamistes de Boko Haram sur son territoire. AFPmag.

 

Nigeria : le nouveau stratagème de Boko Haram a fait 24 victimes.

07 avril, 2015

 

C’est avec l’apparence des prédicateurs que les islamistes de Boko Haram sont entrés dans un village de l’Etat de Borno, au Nord-Est du Nigeria. Lorsqu’ils ont ouvert le feu sur la foule, rassemblée pour écouter la parole de Dieu, 24 hommes sont tombés et de nombreux blessés.

Dans la peau des diseurs de bonne nouvelle, les islamistes de Boko Haram sont arrivés dans le village de Kwajafa dans l’Etat de Borno, au Nord-Est du Nigeria. Après avoir rassemblé la foule aux abords d’une mosquée, ils ont ouvert le feu, tuant 24 hommes et faisant de nombreux blessés. Simeon Buba, témoin de ce massacre, déclare que « Les gens ignoraient qu'il s'agissait d'hommes de Boko Haram venus pour attaquer, car ils ont menti en assurant être des prédicateurs ». Le témoin parle aussi de maisons incendiées et des cas d’évacuations pour brûlure.

Après les femmes et les enfants kamikazes, c’est un autre stratagème que les islamistes de la secte nigériane, affaiblis considérablement avec la perte de Malam Fatori, l’un des rares bastions qu’ils tenaient encore dans cette région Nord-Est du Nigeria, ont développé. On sait que le mercredi dernier Muhamadu Buhari, le président élu le 31 mai dernier, avait déclaré la guerre à la secte nigériane. Mais cette guerre ne commencera pas avant le 29 mai prochain, date traditionnelle d’investiture au Nigeria. Entre temps Goodluck Jonathan sera encore aux commandes. AFPmag.

Le massacre des lycéennes enlevées à Chibok n’est qu’un acte d’essoufflement de plus.

09 avril, 2015

 

Boko Haram sera peut-être stoppé par la force multinationale, mais pour les lycéennes de Chibok, enlevées l’année dernière par les combattants de la secte, il se fait tard. La rumeur de leur récent massacre n’attend plus que la confirmation des médecins légistes. Cet énième massacre et d’autres actes récents, établissent la paralysie et l’essoufflement de la secte.

Alors qu’on est sans nouvelle des 219 lycéennes de Chibok enlevées au Nord-Est du Nigeria par les islamistes de Boko Haram il y a un an, le Jordanien Zeid Ra'ad al-Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU, pense qu’il serait trop tard pour les retrouver en vie. Elles auraient été massacrées peu de temps avant l’offensive menée par la force multinationale contre les positions islamistes à Bama, deuxième plus grande agglomération de l'État de Borno.

Abubakar Shekau : « la seule façon de les revoir au paradis ».

Certains témoignages avancent que des massacres de masse ont été perpétrées ces dernières semaines et que les lycéennes de Chibok seraient parmi les victimes.  Le plus vrai de l’histoire est le propos de cette femme récemment libérée qui déclare avoir vu les filles à Gwoza, quelques jours avant que le bastion islamiste tombe. C’est dans cette ville que leurs « maris » les auraient massacrées avant la bataille pour « Les revoir au paradis » selon Abubakar Shekau.

Un autre acte qui prouve l’essoufflement de la secte.

Il y a quelques semaines Boko Haram a prêté allégeance à Daesh, un acte qui démontre son affaiblissement et  vise à interpeller l’Etat islamique à voler à son secours. La promesse des islamistes d’interdire la tenue des présidentielles n’a pas été tenue non plus. En cause la secte a perdu la plupart de ses bastions et de ses combattants.

Le massacre des lycéennes de Chibok, s’il a été perpétré, montre que les combattants savent que leur sort est scellé. Et  si pour Abubakar Shekau leur meurtre permet un revoir au paradis, c’est bien parce que la fin s’est rapprochée. AFPmag.

Tchad : Trois attentats en 25 jours, 65 morts, et pourtant un calme imperturbable à N’Djamena

13 juillet, 2015
Le marché central de N'Djamena où un homme déguisé en femme s'est fait exploser samedi le 11 juillet 2015
Le marché central de N'Djamena où un homme déguisé en femme, habillé en burqa, s'est fait exploser samedi le 11 juillet 2015

 

Attaquée trois fois en moins d’un mois par les terroristes de Boko Haram, la capitale tchadienne enregistre déjà 65 morts, parmi lesquels cinq policiers et leur informateur tués lors d’une fouille dans une maison qui abritait des terroristes. Pourtant contre toute attente, la population dans cette ville de N’Djamena continue de vaquer à ses occupations et reste confiante en l’avenir.

Double explosion le 15 juin dernier, suicide collectif de six terroristes le 29 juin lors d’une fouille dans une maison qui abritait des terroristes de la secte nigériane, ce jour ce sont cinq policiers et leur informateur qui avaient péri, attentat du samedi 11 juillet au marché central de N’Djamena, la capitale tchadienne compte quelques 65 victimes en moins d’un mois. Assez pour défaire le mental et monter la population contre ses gouvernants.

Nigeria : le nouveau stratagème de Boko Haram a fait 24 victimes.

07 avril, 2015

 

C’est avec l’apparence des prédicateurs que les islamistes de Boko Haram sont entrés dans un village de l’Etat de Borno, au Nord-Est du Nigeria. Lorsqu’ils ont ouvert le feu sur la foule, rassemblée pour écouter la parole de Dieu, 24 hommes sont tombés et de nombreux blessés.

Dans la peau des diseurs de bonne nouvelle, les islamistes de Boko Haram sont arrivés dans le village de Kwajafa dans l’Etat de Borno, au Nord-Est du Nigeria. Après avoir rassemblé la foule aux abords d’une mosquée, ils ont ouvert le feu, tuant 24 hommes et faisant de nombreux blessés. Simeon Buba, témoin de ce massacre, déclare que « Les gens ignoraient qu'il s'agissait d'hommes de Boko Haram venus pour attaquer, car ils ont menti en assurant être des prédicateurs ». Le témoin parle aussi de maisons incendiées et des cas d’évacuations pour brûlure.

Après les femmes et les enfants kamikazes, c’est un autre stratagème que les islamistes de la secte nigériane, affaiblis considérablement avec la perte de Malam Fatori, l’un des rares bastions qu’ils tenaient encore dans cette région Nord-Est du Nigeria, ont développé. On sait que le mercredi dernier Muhamadu Buhari, le président élu le 31 mai dernier, avait déclaré la guerre à la secte nigériane. Mais cette guerre ne commencera pas avant le 29 mai prochain, date traditionnelle d’investiture au Nigeria. Entre temps Goodluck Jonathan sera encore aux commandes. AFPmag.

Courrier du pape François aux évêques nigérians exposés aux exactions de Boko Haram

18 mars, 2015

 

Le président du Nigeria Goodluck Jonathan accompagné de sa femme, la première dame Patience Jonathan et le pape François (au milieu) lors d'une visite au Vatican en mai 2014

 

Il ne s’agit pas de la lettre de Paul aux éphésiens, mais de quelque chose comme çà. Le pape François, chef de l’église catholique romaine, dans une lettre adressée aux évêques de l’église qui sont au Nigeria, les exhorte à la « persévérance » et à poursuivre la mission qu’ils se sont choisie, « sans découragement ».

C’est en chef de l’église que le pape François 1er, s’est exprimé dans un courrier adressé à ses évêques qui sont au Nigeria et qui vivent aujourd’hui sous la menace des islamistes de Boko Haram. Le père de l’église catholique romaine exhorte ses évêques à « marcher sur la voie de la paix, et d’avancer dans la « persévérance et sans découragement ». Si le saint père revient sur les difficultés de cette église catholique au Nigeria et sur les difficultés rencontrées par les autres chrétiens et musulmans sur ce territoire nigérian, c’est bien dans l’optique de condamner ces exactions accomplies selon une prétendue ordonnance divine.  

Les islamistes de Boko Haram ont brûlé des centaines de lieux d’adoration dans le pays et ce fait le pape le condamne sans ambages. Pour finir le chef de l’église  catholique appelle les chrétiens à œuvrer en faveur de la paix et de la réconciliation par la « culture de la rencontre ». AFPmag. 

Cliquez ici pour lire l'intégralité de la lettre adressée par le pape François aux évêques du Nigéria.