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A Kinshasa ils ont été taxés de fauteurs de trouble, à Dakar, on a salué en héro leur retour, les militants de Y’en a marre s’inscrivent plus que jamais dans la logique Guévariste. A l’issue de leur arrestation, des soulèvements au sein de cette population dakaroise avaient mis en alerte le gouvernement de Kinshasa. Le procès qui allait s’enclencher contre eux avait finalement été oublié. Ils avaient été sommés de libérer le territoire congolais. Mais en partant, ils ont planté le décor d’une nouvelle dynamique africaine.

Si les militants de Y’en a marre, ont été reçus en héro sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, à Kinshasa d’où ils reviennent, épuisés par des jours de détention, ils ne sont ni plus ni moins que des fauteurs de trouble.  Les trois activistes et leurs confrères burkinabé du Balai Citoyen s’étaient rendus au Congo RDC depuis une dizaine de jours bientôt, pour des échanges d’expérience sur les moyens citoyens de mener une révolution, de faire plier un régime et même d’effacer une époque.

Cette logique guévariste, pour les autorités de Kinshasa atteintes du virus du pouvoir, n’était pas la bienvenue. Dans la nuit du dimanche au lundi dernier, les forces de sécurité congolaises avaient mis le grappin sur ces leaders, sur des journalistes et d’éminentes figures internationales des droits de l’homme. Le motif argué pour justifier cette arrestation d’hommes qui venaient de finir une conférence de presse et attendaient l’heure d’un concert, était qu’ils oeuvraient à mettre à mal la stabilité nationale congolaise. La réaction des populations civiles de cette ville de Dakar ne s’était pas fait attendre. Finalement, les activistes ont été libérés après les journalistes et les personnalités étrangères. Déclarés personna non-grata, ils ont rejoint le bercail entre regret et joie.

Pour ces congolais restés dans une situation sans issue, Aliou Sané a eu une parole touchante. « Mais comme vous le voyez aujourd’hui, il y a de l’amertume parce qu’il y a des frères qui sont restés là-bas, au Congo, et qui sont en prison. Ce n’est pas la joie aujourd’hui » a-t-il lancé à son arrivée à Dakar. Cette déclaration d’un sénégalais qui pleure sur des congolais qui sont martyrisés, ouvre la voie à une nouvelle dynamique africaine ; une dynamique où le frère ne sera plus forcement un membre de la famille clanique, ethnique ou nationale, mais un homme avec qui on partage un même idéal. L’évocation du mot frère aujourd’hui montre aussi que des pas ont été franchis dans le processus de l’unité africaine et que plus que jamais, l’Afrique est prête à se recomposer. AFPmag.

Reprise le 3 février à l’issue des bombardements conjoints de la force armée tchado-camerounaise, Gambaru que l’armée tchadienne a quitté le 12 mars dernier, est en train de tomber à nouveau dans les mains des islamistes. En principe la ville devait rester sous la vigilance des forces armées nigérianes telle que convenu, hélas, elle était abandonnée à elle-même lorsque les islamistes ont semble-t-il, chargé contre elle.

Si la confirmation de la reprise de la ville de Gambaru par les islamistes de Boko Haram tombait finalement, les adeptes de la théorie du complot aurait un nouvel argument pour soutenir leur position si solidement soutenue déjà. La ville, reprise le 3 février à l’issue des bombardements conjoints de la force tchado-camerounaise, avait vu le départ de ces sentinelles le 12 mars dernier.

En fait, à la demande du Nigeria qui estimait que l’armée tchadienne n’avait plus rien a faire dans cette zone et qu’un renforcement sur l’aile Est, vis-à-vis du lac Tcha       d, serait plus utile dans la stratégie d’encerclement menée aujourd’hui, l’armée tchadienne avait quitté la zone. Le problème : le Nigeria n’a pas envoyé de soldats pour sécuriser la ville que les islamistes épiaient encore.

Depuis une semaine, l’Etat-major camerounais positionné à Fotokol, avait annoncé que les islamistes affluaient dans les parages de la ville. Des alarmes insuffisantes pour secouer la machine militaire nigériane qui devait venir pourtant en remplacement aux 2 500 militaires tchadiens qui avaient quitté la zone. Selon certains médias, les islamistes ont fait onze victimes entre mercredi et jeudi et sont pour le moins aux portes de la ville. L’armée camerounaise de son côté a confirmé des tirs à l’arme lourde dirigés contre la ville. Les islamistes vont-ils la réinvestir dans les heures qui viennent ? L’armée tchadienne qui se trouve  en territoire camerounais depuis une semaine devra-t-elle rentrer mener un combat gagné il y’a des semaines ? Voici autant de questions qui se posent au milieu de mille discours condamnant les décisions péremptoires d’Abuja. AFPmag. 

Un convoi de l'armée tchadienne à Damasak le 18 mars 2015

Il aura fallu dix jours à la force armée tchado-nigérienne pour déloger les islamistes de Boko Haram de Damasak. Initié le 8 mars dernier, ce combat a connu finalement un terme mercredi 18 mars. Sur le terrain on parle de 300 morts.

Annoncé libéré le 8 mars dernier, soit quelques heures après que les forces armées tchadienne et nigérienne avaient traversé la rivière Komadougou Yobé, frontière entre le Niger et le voisin Nigérian, ce n’est que ce 18 mars que le staccato des mitraillettes a cessé dans la ville. Les islamistes qui ont perdu un vaste territoire de ce qui devait être leur califat, ont livré de rudes batailles pour conserver cette ville, l’une des rares encore sous son contrôle. Peine perdue malheureusement.

Ahmat Youssouf, colonel des forces armées tchadiennes, est revenu sur les détails de ce combat historique. « Nous avons livré un premier combat puis un second.  A l’entrée Est de Damasak, nous avons rencontré une petite résistance et ils ont laissé beaucoup de véhicules, de motos, calcinés, là-haut dans la brousse, là où il y a eu des combats », a-t-il lancé, pour dire combien la seule pénétration dans la ville aura demandé du temps et de la détermination. Toumba Mohamed, colonel dans l’armée Nigérienne, s’expliquant à RFI, mentionne des difficultés liées à un environnement boisé. L’homme déclare que : « Les difficultés étaient dues à un environnement boisé, parce que  quand quelqu’un est dans un environnement boisé, il est difficilement décelable. Il fallait vraiment aller pas à pas, avec minutie, pour trouver les poches de résistance et les réduire, avant de  passer avec sérénité sur les objectifs futurs ».

La détermination affichée par la force multinationale a asphyxié chaque jour les islamistes de Boko Haram. Aujourd’hui que la secte est pilonnée à l’Est et à l’Ouest de cette Etat de Borno et ce sans la possibilité de fuir vers le Cameroun voisin, où le bataillon d’intervention rapide (BIR) les attend de plein pied, on ne s’interroge plus sur le sort de la bande à Abubakar Shekau, mais plutôt sur le temps que sa neutralisation prendra. Puisque ce combat qui vient de connaître un terme et qui a fait 300 morts selon une source nigérienne, avait été annoncée fini le 8 mars dernier, avant que les démentis quelques heures plus tard interviennent.

Prévues le 14 février dernier, les présidentielles avaient été repoussées à cause de la situation sécuritaire fortement instable dans cette région nord-Est du pays. Goodluck Jonathan, candidat à sa propre succession et son gouvernement, se donnait alors six semaines pour éradiquer la menace islamiste. Depuis lors les menées contre la secte ont libéré plusieurs villes et localités de l’étau islamistes, mais on est encore loin des promesses faites, ce qui lève une question à 9 jours de la nouvelle date des présidentielles : le Nigeria va-t-il repousser une nouvelle fois les élections ? Onesiphore Nembe. AFPmag.

 

Des soldats burundais de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) distribuent de l’eau potable dans le village de Modmoday, env. 40 km à l’est de la ville centrale somalienne de Baidoa.

De Human Rigths Watch et de la commission technique d’enquête qui vient de livrer lui aussi son rapport sur les actes de viols présumés qu’auraient commis les militaires burundais en Somalie, quelle version est vraie ? En décembre dernier le rapport de l’ONG avait été suffisamment clair sur les abus sexuels commis par les militaires burundais de l’Amisom. Un autre rapport rédigé à l’issue des enquêtes menées par une commission technique du ministère de la défense burundais, ne retient aucun des faits reprochés.

Human Rigths Watch, l’ONG qui tranche sur les droits de l’homme à l’échelle planétaire, en décembre dernier pointait du doigt les militaires burundais pour des viols qu’ils auraient commis sur des filles somaliennes pendant qu’ils sont en mission dans les rangs de l’Amisom.  Trois mois plus tard, une commission technique du ministère de la défense burundais vient de rendre un rapport contradictoire.

Face à ces deux rapports, tant opposés que prouvés, Joseph Nzeyimana, conseiller du ministre de la Défense du Burundi et vice-président de cette commission d’enquête a plaidé pour la prise en compte de ce dernier rapport au détriment des déclarations de Human Rights Watch. L’homme déclare que : « Notre rapport est plus crédible parce que nous, nous avons enquêté sur les associations de femmes, les représentants de l’administration, les chefs de quartier et tous ont été unanimes qu’aucun fait n’a été commis par les militaires burundais ». Le ministère de la défense burundais qui aurait bien voulu procéder à des sanctions contre les militaires fautifs, affirme malheureusement n’avoir « aucune preuve, aucun fait ou aucun témoignage ».

Mais pour la chercheuse de Human Rights Watch, Laetitia Bader, présente pendant les trois heures d’exposé du rapport contradictoire ce mardi à Bujumbura, le rapport produit par son ONG est vrai, tout comme les témoignages qu’il retient. Mais il n’est pas question de livrer les noms des victimes qui ont tenu à rester incognito dans cette histoire. Selon elle, les victimes  « ne voulaient absolument pas que leurs cas soient connus parce qu’elles ont tellement honte de ce qui se passe ».

Qui tranchera désormais après ces deux rapports ? Aussi longtemps que les victimes de viol auront honte de l’avouer devant un tribunal, l’impunité des auteurs sera bonnement préservée, et ce sans enfreinte à nos lois si rigoureuses sur cette question. AFPmag.

 

Violences xénophobes de mai 2013 à Orange Farm, un township du nord de Johannesburg. De nombreux Sud-Africains accusent les immigrés de prendre leurs emplois (Photo Paul Botes, M&G)

 

Durban, la vaste cité portuaire sud-africaine, a connu très tôt ce lundi une scène des plus inédite. Un originaire de la République Démocratique du Congo, agent de sécurité d’une boîte de nuit a été brûlé vif. L’homme a succombé quelques heures plus tard à l’hôpital.

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