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Photo Ayuk Tabe, leader du mouvement sécessionniste de l'Etat fictif de l'Ambazonie Photo Ayuk Tabe, leader du mouvement sécessionniste de l'Etat fictif de l'Ambazonie

Crise anglophone : 47 leaders de l’Ambazonie extradés au Cameroun Spécial

 

Ils sont entre les mains de la justice depuis le 26 janvier dernier, après leur interpellation le 5 janvier à Abuja par les forces de sécurité nigérianes. 

Selon un communiqué de presse donné le 29 janvier dernier par le ministre camerounais de la Communication, un groupe de 47 leaders du mouvement indépendantiste de l’Ambazonie ont été mis à la disposition de la justice camerounaise. Le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, précise que parmi ceux qu’il qualifie de « terroristes », figure Julius Ayuk Tabe (qui porte le titre honorifique de Sisiku). Cette extradition actée le 26 janvier dernier, est le fruit de l’excellente coopération multiforme qu’entretiennent le Nigeria et le Cameroun, notamment au plan sécuritaire. Pour le collectif des avocats des leaders séparatistes, l’extradition de leurs clients n’a pas de base légale. L’avocat nigérian des droits humains, Me Femi Falana, estime qu’elle est illégale et totalement indéfendable, dans la mesure où Ayuk Tabe et compagnie ont introduit une demande d’asile politique qui n’a pas prospéré. Les autorités sont allées à l’encontre des conventions internationales relatives à l’extradition, car il n’existe pas une convention d’extradition entre le Cameroun et le Nigeria. Le 5 janvier déjà, huit leaders de la république autoproclamée de l’Ambazonie avaient été interpelés par des forces de sécurité nigérianes alors qu’ils s’apprêtaient à tenir une réunion à l’hôtel Nera d’Abuja.

Des revendications corporatistes à la crise anglophone

La crise dite anglophone est la conséquence de mouvements corporatistes non solutionnés a-t-on voulu croire au début. En septembre 2016, les syndicats d’avocats et d’enseignants anglophones manifestent pour dénoncer la « marginalisation » des Camerounais d’expression anglophone. Les avocats revendiquent la traduction du texte sur l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et d’autres textes votés à l’Assemblée nationale. Les enseignants, quant à eux, dénoncent la nomination des responsables francophones dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest (chef-lieu : Bamenda) et du Sud-Ouest (chef-lieu : Buea).

Opportunistes, les séparatistes se servent du mouvement de contestation pour proclamer le 1er octobre 2017, la « république d’Ambazonie ». Avec à leur tête Ayuk Tabe, désigné président par intérim nommé le 8 juillet 2017. Cet ingénieur informaticien de formation était auparavant un employé de l’ex-société nationale d’électricité (SONEL), devenue aujourd’hui Energy of Cameroon (ENEO). Il a servi dans cette société comme développeur de logiciels pour l’amélioration du système de facturation et de la relation-client. Les attaques menées par ce groupe sécessionniste ont causé le départ de plusieurs habitants des régions anglophones vers le Nigeria. D’après William Spindler, porte-parole du HCR, le nombre de réfugiés camerounais est passé de 7204 en décembre 2017 à pratiquement  10 000 aujourd’hui. Rappelons que le nombre de refugiés nigérians dans le nord du Cameroun dépasse la barre des 150 000 individus.

Emile Etoundi / Afrique Progrès Magazine

Sale temps pour Julius Ayuk Tabe, leader du mouvement sécessionniste de l'Ambazonie.

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