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Photo de famille des chefs d'Etat de l'Union africaine présents à Kigali ce dimanche le 17 juillet 2016. Photo de famille des chefs d'Etat de l'Union africaine présents à Kigali ce dimanche le 17 juillet 2016.

Sommet de l’UA: deux questions délicates au menu des discussions Spécial

Après les ministres, c’est au tour des chefs d’Etat de l’Union Africaine de se retrouver à Kigali pour discuter des affaires de l’Union. Depuis ce dimanche 17 juillet, les 54 sont réunis au Rwanda. Objectif : se prononcer sur la récente reprise des altercations au Sud Soudan et statuer sur le nouveau président de la commission de l’UA alors que Nkosazana Dlamini-Zuma a annoncé son départ de la tête de la commission.

Quatre ans après son arrivée à la tête de la commission de l’UA, la sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma quitte son poste. La présidente n’a pas souhaité se présenter pour un nouveau mandat, pourtant ses chances d’être réélue dans le contexte actuel et compte tenu des candidatures annoncées étaient importantes. Trois candidats sont en lice pour le poste, tous trois des personnes peu connues du public africain. Il s’agit des ministres des Affaires étrangères du Botswana et de Guinée équatoriale et de l’ancienne vice-présidente de l'Ouganda Specioza Wandira-Kazibwe.

Pour la Cedeao, pas question d’aller au vote avec ces candidats. La communauté économique ouest africaine a appelé au report du vote en vue d’une réouverture de la fiche de candidatures. Certains milieux évoquent la candidature en cas de report au mois de janvier prochain d’Abdoulaye BATHILY, Représentant spécial de Ban Ki MOON pour l’Afrique Centrale. Les aptitudes du sénégalais ne font l’objet d’aucun doute, mais l’UA ne doit-il pas respecter son agenda aujourd’hui au risque de voir le poste de Président de la Commission resté vacant suite au départ de madame Dlamini-Zuma ?

Moins d’une semaine après les échauffourées qui ont causé la mort de quelques dizaines de personnes au Sud Soudan, les chefs d’Etat de l’UA devraient entériner un projet de renforcement de la Minuss, mission des Nations Unis au Sud Soudan. Le renforcement des effectifs de 12 000 hommes actuellement devrait pouvoir arrêter l’escalade de tension entre les hommes de Riek Machar et les éléments du président Salva Kiir.

Plusieurs chefs d’Etat ont discuté autour de cette question samedi soir au cours d’une réunion improvisée dans un hôtel de Kigali. Compte tenu de l’importance de cette question le secrétaire général des nations Unis, Ban Ki-moon, a fait le déplacement. Reste à savoir si les belligérants sont favorables à une augmentation des effectifs de la MINUSS.

De plus en plus de pays sont opposés à l’arrivée des troupes de l’ONU sur leur territoire, un fait qu’ils n’hésitent pas souvent à considérer d’ingérence dans les affaires d’un Etat. En l’absence de Salva Kiir et Riek Machar, les deux belligérants de la crise sud soudanaise, la constitution d’une mission en charge d’aller négocier avec les deux hommes à Juba à l’issue du sommet de Kigali peut être envisagée comme ce fut le cas six mois en arrière avec le Burundi. Afrique Progrès Magazine

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